Résidences d’artiste en établissement scolaire

Un établissement scolaire, un artiste et une structure culturelle peuvent travailler ensemble pour monter un projet qui durera toute l’année scolaire. C’est un projet complet qui permet à plusieurs classes de travailler avec un ou des artistes tout au long de l’année. Ce dispositif est financé par la DRAC Ile-de-France.

// Art, football et philosophie : être au monde avec Camus : résidence 2018-2019

Pour cette dernière année de résidence d’artistes au lycée Camille Claudel, nous nous attaquons à une grande figure de la littérature (et pas que) en compagnie des Pitres Rouges et d’Etincelle Bouillasse : Albert Camus !

« De sa naissance à Mondovi dans le Constantinois en 1913, jusqu’à l’accident qui, en janvier 1960 jeta contre un arbre la Facel-Vega qui le transportait et le tua sur le coup, la vie d’Albert Camus, traversée par de longues vagues qui le portent et l’épuisent, nous intrigue, nous passionne toujours. Il y a ses liens et ses rapports conflictuels avec le communisme, et sa littérature si forte, célèbre, émouvante ; ses engagements en faveur de l’Espagne républicaine, et sa passion pour le théâtre. Camus nous intéresse encore par son refus du stalinisme, des dogmes qui enferment et appauvrissent la pensée. Et aussi, par son déchirement entre la fidélité à ses origines et le respect des principes d’égalité. Avec au centre de ses pensées, l’Algérie, sa terre natale, dont le destin le bousculera, de l’enthousiasme au désespoir. »

Au-delà des polémiques qu’il suscite (en particulier sur son refus de la violence révolutionnaire), Camus reste toujours un personnage insaisissable, à l’écart parce que lui-même refusait d’être enfermé dans des catégories politiques rigides. Cette position singulière, d’étrangeté parle à la jeunesse actuelle. Nullement parce qu’il est mort à 47 ans. À cet âge-là, un peuple d’écrivains, de musiciens, de peintres, d’artistes de Van Gogh à Schubert avaient donné une œuvre parvenue à maturité. Mais Camus a quelque chose de particulier pour les jeunes. Il procède par vives découvertes suivies d’une réaction presque toujours généreuse, et des générations de lycéens, d’étudiants, ne cessent pas de s’y reconnaître et d’en être bouleversés, éveillés, révélés à eux-mêmes. La brusque mort de ce personnage célèbre renforce ce sentiment d’inachèvement, de dernier mot jamais dit, le tout fixé dans l’image très romantique d’un homme encore jeune.

// Le temps des Utopies : résidence 2017-2018

Cette saison, le lycée Camille Claudel de Mantes-la-Ville et le Théâtre du Mantois se sont associés pour mener une résidence d’artistes en établissement scolaire autour de la thématique  le temps de l’utopie. Tout au long de l’année, artistes et professeurs travaillent main dans la main auprès de 6 classes qui sont mis en scène et bénéficient de visites de lieux, de rencontres avec des urbanistes ou des philosophes  et de sorties spectacle lors du festival les Francos.

« L’utopie nous offre la possibilité de rêver un monde nouveau, de le construire, de l’inventer dans un lieu qui n’existe pas et de critiquer celui dans lequel nous vivons. Cette vision peut être globale autant que précise ; qu’elle soit l’invention d’une société large dans laquelle on rêve de faire vivre tous les hommes ; ou qu’elle invente les lieux de vie qui jalonnent notre quotidien.
Accompagner des lycéens dans cette réflexion, qui engage la critique et conduit à la proposition, me paraît primordial ; primordial et salutaire pour eux et pour ceux qui les entourent. Ils sont des adultes en devenir, ils deviendront les acteurs du monde de demain. »

L’utopie, en tant que représentation idéale et sans défaut d’une société, permet de s’inscrire dans une vision critique et distanciée de notre société ; et le théâtre a besoin de cette distance, et la renforce sans nous exclure du monde. »

// L’image de soi au delà du cliché : résidence 2016-2017

La compagnie Les filles de Simone, le lycée Camille Claudel (établissement pilote), le collège la Vaucouleurs de Mantes-la-Ville et le Théâtre du Mantois se sont associés pour mener une résidence d’artistes en établissement scolaire autour de la thématique de l’image de soi au delà du cliché. Au total 7 classes ont été mises en scène et ont bénéficié de sorties spectacle lors du festival les Francos.

Aujourd’hui les adolescents se mettent sans arrêt en scène par l’image : la photo du profil Facebook, le fond d’écran du mobile, les mms, les selfies sont autant d’occasions pour eux de travailler leur image, de se présenter sous leur meilleur jour et de s’inscrire des codes sociaux. Les rapports entre adolescents s’établissent ainsi de plus en plus par l’échange de clichés. On s’écrit moins, on s’envoie des photos.

Il ne s’agit pas pour nous de juger cette évolution ou de l’étudier de manière sociologique mais de jouer de ces codes en les amplifiant, en les renversant parfois, de façon à en faire une matière théâtrale originale.

Nous utiliserons le théâtre pour appréhender le rapport au corps (objectif et subjectif) et à l’image (celle que l’on a de soi, celle que l’on donne de soi, celle que l’on croit donner de soi…), pour finalement « tourner autour » de notre rapport aux clichés, dans les deux sens du terme.

// Métamorphoses : résidence 2015-2016

Résidence 2ème année avec le Deug Doen Group, l’école élémentaire Justice et le collège Sully (établissement pilote) de Rosny-sur-Seine, le lycée Camille Claudel de Mantes-la-Ville.

// Jouer à l’école, jouer avec l’école: résidence 2014-2015

Résidence avec le Deug Doen Group, l’école élémentaire Justice et le collège Sully (établissement pilote) de Rosny-sur-Seine, le lycée Camille Claudel de Mantes-la-Ville et le Théâtre de la Nacelle en lien avec le Théâtre du Mantois.